vendredi 14 août 2009

Résumé de la pièce



« Le 13ème jour » est l’histoire d’une femme-enfant, d’une jeune fille africaine, professionnelle du sexe en Occident qui refuse d’ « ouvrir boutique » le 13ème jour. Cette femme qui a rencontré son futur mari sur le net via un site de rencontres, a vu tous ses rêves sur l’Occident s’écrouler après que son mari lui ait révélé sa véritable identité avant de la séquestrer et de la mettre au trottoir. La descente aux enfers sera longue, inhumaine presque irréelle mais tellement banale et ordinaire à la fois ! Le tourment de cette jeune africaine, déchirée entre ses moments de révolte et le devoir de soutenir financièrement sa famille, sera poignant de vie tout simplement !

Cette création théâtrale traite des thématiques comme : le poids de la misère dans la recherche frénétique d’un mari riche, le mirage de l’Europe, le proxénétisme, le clash des cultures, l’appât du gain facile, le vécu quotidien des marginaux de la société et le poids sociologique dans la quête d’un mariage mixte …

Travailler sur des thèmes aussi forts, aussi engagés, aussi complexes, aussi humains, c’est ça ma vision du théâtre ! Une fois de plus, j’ai eu la joie d’explorer les limites du réel, du possible, du socialement correct ou incorrect ! Et c’est cela mon rêve au théâtre. J’ose croire fortement que beaucoup de nos jeunes sœurs tireront profit de ce spectacle !

Vivant témoignage de l’adage qu’aux âmes bien nées, la valeur n’attend point le nombre des années, Arsène Kocou YEMADJE est un metteur en scène et comédien hors pair qui sillonne les scènes africaines et européennes sans lasser et se lasser ! Son secret du travail est le travail et toujours le travail sans complaisance ! Le résultat est édifiant !

Ses Participations en tant que Metteur en Scène aux deux dernières éditions du Festival International de Théâtre du Bénin (FITHEB) en disent long sur la pertinence de son travail.


Farouk Abdoulaye : Communément appelé le Peter BROOK béninois, ce jeune talent a pour devise le théâtre dans tous ses états. Normal, car il nous vient de l’écurie du grand metteur en scène et scénographe tunisien Ezzedine GANNOUN. Les créations scénographiques de Farouk ABDOULAYE allient sobriété, épuration, clarté et originalité. Que demander de plus pour mettre en exergue le travail du metteur en scène et de l’interprète?

Proposition : À travers un choix épuré du décor, du son, de l’éclairage, du maquillage, nous resterons le plus près possible d’une réalité actuelle, tirant d’une banque vestimentaire que nous côtoyons tous les jours. Ces artifices devenus symboles universels seront minutieusement étudiés pour revisiter une cabine de travail tenue secrète, et explorer un boulevard sciemment mal éclairé, bordés de poteaux humains clandestins.


La nouvelle création de Carole LOKOSSOU

LE 13ème JOUR

Parce que LE 13ème JOUR, une fois créé, permettra aux béninois en particulier et aux Africains en général de réaliser que, une fois de plus, leur continent se vide de son essence, de ses forces valides, de son potentiel socio économique et politique, de son avenir, au profit du Vieux Continent. Nous assistons ainsi non seulement à un néocolonialisme, mais à une Nouvelle Traite des Noires. Nos sœurs africaines deviennent ainsi le ‘nouvel or noir’.

Parce que LE 13ème JOUR, une fois créé, viendra sensibiliser les filles Africaines sur les valeurs et places qui sont les leurs, dans le processus de la croissance économique béninoise, africaine et mondiale.

Parce que LE 13ème JOUR créé, permettra aux filles Africaines de ne plus basculer du stade de l’enfance à celui de l’adulte en passant par les cases exploitation et indignation. Ce spectacle a pour vocation de les sensibiliser aux notions de respectabilité et de dignité. Au lieu d’aller découvrir l’amère réalité seulement à leur arrivée en Europe, elles auront eu au moins la possibilité d’être informées sur la question depuis leurs pays.

Parce que les Quotidiens les plus lus du Bénin associés au projet dès son initiative proposeront une large communication de la création et sa diffusion au Bénin, en Afrique et dans le monde .Belle manière de lutter contre la Prostitution des filles africaines, de valoriser la création mono théâtrale de notre pays !



Pour moi, femme africaine, intimement convaincue de la valeur de la femme noire, il n’y a pas eu spectacle plus insupportable que la vue de mes sœurs africaines dans des vitrines européennes, complètement déshumanisées, le regard vide et résigné ! J’ai envie que ça cesse ! Si tant est qu’elles choisissent ce métier, qu’au moins, elles soient complètement renseignées sur la question avant de quitter l’Afrique ! Nous ne sommes pas des donneurs de leçons, juste des êtres humains qui tiennent aux droits de leur pairs !
Ancienne Pensionnaire du Centre Arabo-Africain de Formation et de Recherches Théâtrales, Carole LOKOSSOU est l’une des rares comédiennes issues de Formation d’Ecole. Il suffit d’une image, d’une sensation forte, d’un sentiment troublant, d’une actualité, d’un événement, d’une phrase, d’un mot, d’une chose qui provoque le besoin et l’urgence
chez Carole LOKOSSOU pour qu’elle commence à tisser son histoire… rien ne se commande, ses interprétations sortent de ses tripes. Cette comédienne aime conter, elle aime raconter et elle sait séduire quand elle raconte. Elle raconte ce qu’elle sent, voit et perçoit le plus vraisemblablement possible. Elle ne transpose pas la réalité sur scène, non ! Elle construit une autre réalité, une autre vérité relative. Pour carole LOKOSSOU, le théâtre est une vie en soi et non seulement un vécu. C’est un monde où les sens et la sensibilité sont rois et reines, où l’émotion est l’âme de tout acte.